Poemes et citations
Chant berbère ancien
Si tu conserves l’olivette Sans arracher un olivier
Quatre anges penseront leur musette
Aux quatre coin de ton quartier
Mais si poussé par la folie
Tu fends l’arbre de bons conseils
Quatre anges de mélancolie
Viendront pleurer toute ta vie
Au quatre coin de ton sommeiL
Source : ITAF Catalogue des variétés algériennes de l’olivier 2006

Poème sur l’olivier du poète palestinien Mahmoud Darwich
Si l’olive se souvient de son planteur
Son huile se transformera en larmes
Oh ! Sagesse des ancêtres, notre corps
pour vous deviendra un habit de protection.
On va éplucher les épines par nos cils
et on va couper la tristesse
et l’enlever de notre terre.
L’olivier conservera sa couleur verte à jamais
et rentrera dans la terre comme une arme
source : Site l’olivier de Provence

Jean COCTEAU
Ton haleine un jour de janvier
Où, tirant de grosses bouffées
De ta pipe, charmant fumeur,
Est-ce le train ? Sont-ce les fées ?
La cendre du jour qui se meurt ?
Soyons justes : c’est l’olivier
source : Site l’olivier de Provence

Maurice Roux
Sous les rameaux d’argent que le Mistral lutine,
Tout un peuple, à genoux, lentement s’agglutine
Pour cueillir pieusement un ancestral trésor
Alors, tu jailliras, belle huile de lumière,
Sous l’étau du pressoir et la dent de la pierre,
Ô, sang de l’Olympie, nectar aux reflets d’or !
source : Site l’olivier de Provence
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André LAPERROUSAZ
Bel olivier, cher compagnon de mon enfance !
Par tous les temps, tu m’as toujours offert défense
Dans le chagrin, contre l’ennui et les offenses.
Je venais m’abriter dans les creux de ta hanche.
Tu balayais ma peine d’un revers de ta branche.
Et dans le vent filtré j’écoutais ma revanche.
Tu prenais du soleil la chaleur qui endort,
Tu laissais à tes pieds se répandre ses ors.
Qu’il était doux s’étendre à l’ombre de tes stores !
Sur ton tronc torturé, tes souples branches dansent
Et leur mêlée nous cache, en battant la cadence,
Si celle qui finit là, de ce côté commence.
Roi de l’aride steppe, tu en fais champs fertile.
Car tu es arbre et comment l’arbre peut-il
Etre si beau quand ciel et terre lui sont hostiles ?
Quand à ton sol la soif fait que l’herbe se meurt,
On laboure à l’entour, comme fait le semeur
Pour couler dans ta sève les nuées de la mer.
Et tes feuilles d’argent sur tes rameaux posées
Recueillent du matin les gouttes de rosée
Et rangent de riches perles en collier d’épousée.
Tu éclairas le monde, ses temples, ses chemins.
Tu es l’arbre du pauvre, tu adoucis son pain.
Sans toi serait brouet le banquet des rupins.
Dans ma pensée tu es présent à tous mes âges.
Dans les jardins, dans la forêt, dans le pacage.
Tous mes chemins passèrent à travers ton bocage.
Tu es l’arbre du peuple, des princes et des morts,
Mais au fond de mon âme qui là-bas rôde encore,
Tu es de ma jeunesse le plus beau des décors.
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